vendredi 22 février 2008

17 novembre 2006

Ainsi c’est comme çà la rage au cœur et la peur au ventre, la rage de l’incompréhension et la peur de tout perdre, parce qu’on ne s’est pas compris ou qu’on devine plus qu’on ne sait la mésentente, la fatigue et les émotions refoulées depuis trop longtemps.

J’ai mal, je pleure et je m’en veux, de ne pas avoir su te dire avant de mendier ces quelques paroles de tendresse et d’intérêt, je souffre de cette tristesse d’esseulée qui se perd et se noie dans les larmes que je croyais à jamais impossibles…

Pourquoi cette dureté, cet emportement devant ma demande, comment les mots blessants peuvent-ils avoir pris la place de toute la douceur que tu m’as apportée jusque là ?

Je ne comprends pas, je me débats dans une toile gluante de non-dits et de fausses sensations, j’ai peur que tout se brise, que les morceaux de notre histoire se détachent de nous et tombent tout d’un coup et pour toujours.

J’ai faim de toi, de nous, je t’aime et je ne supporte pas de te sentir blessé par mes attentes ou énervé devant mon manque de rigueur ou les fantaisies de mes enfants.

J’ai besoin d’air pur, de liberté et de grandes envolées, pour tenir face à la quotidienneté harassante ou pour construire ensemble un monde plus doux… Cet air salvateur depuis deux ans ou presque tu me l’as apporté au quotidien, me faisant rayonner et enfin reprendre goût à la vie.

Et puis voilà patatras tout est par terre ou presque, il faut se coltiner la réalité de celui qui est fatigué mais ne veut pas l’avouer, de celle qui frime de se penser prochainement réintégrée dans la vie socio-professionnelle…et des kids qui n’ont rien demandé mais sont là quand même, avec leurs vilains défauts et leurs géniaux bons côtés…

Encore une fois ils vont partir chez leur père avec un cartable lourd d’une semaine bâclée, moi je les regarderai prendre leur car ou le portail de l’école avec une grosse boule bien douloureuse en travers de la gorge, et pourtant le week-end passera et lundi sera vite là pour les retrouver et rattraper ces quelques dizaines d’heures perdues sans eux…

Je suis triste alors que ce devrait être la fête, on a enfin une bonne raison puisque j’ai réussi au concours, je suis même dans les 10 premiers sur plus de 500 candidats… Qu’est-ce que tu dis de çà ?… C’est bien.

OK. Alors je tente d’évacuer en écrivant, avant d’aller rincer mes larmes dans une bonne giclée d’eau et de me blottir dans tes bras, ceux de l’homme que j’aime et qui me protège de mes démons, mais qui m’a tant stressée aujourd’hui.

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